5 Astuces pour lire une étiquette

Etiquette-vin

Je vois déjà votre regard perplexe devant les 500 étiquettes aux mentions indigestes du rayon vin de votre supermarché préféré. Comme d’habitude, vous n’arrivez pas à vous décider puisque pour choisir, il faudrait d’abord comprendre ! Mais on a beau essayer de décrypter, c’est toujours l’horreur… Trop de lignes, trop de chiffres, trop de tailles et de formes différentes, des noms qui se ressemblent… Ne vous inquiétez pas, nous sommes tous passés par là.

C’est vrai qu’entre les pays, les couleurs, les appellations, le millésime, la marque ou le nom du domaine, celui du vin, les cépages, le classement, les médailles, les images et autres mentions spéciales … il y a de quoi devenir fou !

Pour comprendre, il est important de connaître la base ! Toutes les étiquettes françaises, bien que différentes, sont soumises au même régime et suivent le même schéma:

  • Mentions obligatoires : dénomination du vin (AOC, Vin de Pays…), provenance (pays), teneur en alcool en %, contenance du flacon, embouteilleur (nom, adresse), numéro d’identification du lot, présence d’allergènes (sulfites, blanc d’œuf, lactose) et messages sanitaires (pictogramme « femme enceinte »)
  • Mentions facultatives : Millésime, cépages, teneur en sucre, accord met et vin, potentiel de garde, nom du l’exploitation viticole (château, domaine…), couleur et type de vin (blanc moelleux…), mentions spécifiques (« élevé en fût », « vendanges tardives, « mis en bouteille au château »…), classement (1er Grand Cru classé de Graves, Grand Cru de Bourgogne…), médailles, label Bio…

Ca fait beaucoup de choses à retenir ! Mais pas de panique ! On respire, on se détend et on lit les astuces ci-dessous.

On fait le tri

En faisant abstraction du superflu et on se concentre sur les mentions qui nous intéressent. Celles qui permettent de situer le vin, son appellation, sa provenance, de connaitre le(s) cépage(s) et l’année de récolte.

2° Attention aux mentions spéciales 

Elles sont souvent utilisées pour charmer le consommateur ! Prenez par exemple la mention « Élevé en fût » qui n’est pas forcément un gage de qualité car celle-ci dépend plutôt de l’âge et de la nature des barriques. Ou encore « Vieilles vignes » qui n’est pas réglementé, du coup vous pouvez tomber sur des vignes vieilles de près de 70/80 ans ou d’autres un peu moins vieilles (20/30 ans)…

3° Le revers de la Médaille.

Les récompenses ou les médailles ne sont pas non plus une preuve de mérite. Seuls quelques concours sont valables aux yeux des connaisseurs (Les Vinalies, le Concours des Grands Vins de France de Mâcon, Le Challenge International des Vins à Blaye, le Concours des Grands Vins du Languedoc-Roussillon, L’International Wine Challenge de Londres, le Concours Mondial de Bruxelles)

4° La contre-étiquette.

Elle n’est pas obligatoire mais permet de faire apparaître un bon nombre de mentions facultatives souvent a but commercial. Cependant elle peut être intéressante lorsqu’elle affiche le type de vinification, d’élevage,  les cépages et le potentiel de garde. Attention tout de même au descriptif trop aguicheur.

5° Les Marques de distributeurs.

On reste objectif face aux collerettes des grandes surfaces, car leurs critères de sélection ne sont pas toujours transparents. Auchan par exemple, signe certaines de ses bouteilles « Pierre Chanau ».  N’allez pas imaginer que ce Pierre est un sommelier de renom, un vigneron retraité, ni même un œnologue accompli qui sélectionnerait chaque bouteille pour vous. Il s’agit simplement d’une signature Auchan pour ses propres vins sous le couvert d’une anagramme culotté (Chanau = Auchan). Cela n’enlève rien à la qualité de leur produit mais il est toujours bon de savoir ce qui se cache derrière ces signatures.

 

Avec toutes ces astuces, vous pourrez à présent décortiquer le rayon et choisir votre vin en connaissance de cause !

Bon courage et bonne dégustation !

Julie COLMENERO

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